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6e : dissection d’une fleur de coquelicot

mercredi 10 juin 2015, par M. Le Métayer.

Les élèves de 6e ont disséqué une fleur de coquelicot. Vous connaissez très probablement cette magnifique fleur rouge vif, assez commune en Normandie, qui commence à fleurir en ce moment (fin du printemps).
Illustration : voici par exemple une prairie qui ne contient aucun coquelicot.
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En détachant soigneusement les différentes pièces florales, les élèves ont reconnu, tour à tour, les sépales (verts et poilus), les pétales (froissés, rouge vif et soyeux), les étamines (noires et trèèèès nombreuses) puis, au centre, le pistil (vert et en forme de maracas).
Chaque élève a reçu une fleur en bouton (photo ci-dessous), une pince fine, une dose de délicatesse et trois cuillerées de patience.
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Après quelques minutes de travail et quelques « Ho ! » d’admiration en découvrant les pétales, voici le résultat obtenu :
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Vous pouvez voir toutes les photos ici pour les 6e2 ou pour les 6e4.
Pas mal, non ?
Voyons ça de plus près...
Les pétales de coquelicot ont la particularité de grandir dans le bouton floral, ce qui fait qu’ils sont tout froissés lorsque la fleur s’épanouit.
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Les étamines sont très nombreuses. On peut voir un peu de pollen (« poudre » grise) déposé sur la feuille de papier. Les parties arrondies en forme de grain de café sont les « sacs à pollen » des étamines.
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Ce pistil est en partie couvert de pollen.
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Après la pollinisation (dépôt du pollen sur le pistil), le pistil se transforme en fruit contenant des graines. Sur la photo ci-dessous, on peut voir un fruit mûr et sec. Ses graines se sont échappées par les petits orifices visibles sous son « chapeau » plat. Lorsque le fruit contient encore ses graines vous pouvez vous en servir comme maracas... à condition de boucher les trous !
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Pour finir, une petite remarque sur l’étymologie du mot coquelicot.
Cette fleur doit son nom à la couleur rouge écarlate de ses pétales qui évoquent la crête du coq. Coquerico désignait le coq au XIVe siècle et a finalement servi à désigner cette fleur rouge. Son nom s’est transformé en coquelicoq puis, pour finir, coquelicot.

Sources :
- photos : M. Le Métayer
- étymologie : Dictionnaire Historique de la Langue Française, Le Robert, édition 1992.